Historique du bataillon : "A force d'espoir et d'audace"...
En 1622, le cardinal de Richelieu crée cent unités qui prennent l'appellation de « Compagnies ordinaires de la mer ». Ces compagnies tenaient garnison sur les navires et devaient, lors des abordages, assurer le succès des armes du Roi de France.
Deux cents ans plus tard, les conquêtes lointaines françaises réclament des hommes. Les Troupes de marine deviennent Artillerie de marine en 1822 et Infanterie de marine en 1831 et servent à terre dans les nouveaux territoires.
Les marins leur trouvent alors les sobriquets qu'elles garderont jusqu'à ce jour. L'artilleur qui accroche ses batteries aux rochers comme le bigorneau sera le Bigor, et le fantassin, comparé à ce mammifère qui suit les bateaux sans participer à la manœuvre, s'appellera le Marsouin.
Les 31 août et 1 er septembre 1870, les Troupes de marine écriront une de leurs plus belles pages de gloire à Bazeilles contre les Bavarois. Dès lors, chaque année, bigors et marsouins commémorent la défense héroïque de la « maison des dernières cartouches ».

Rattachées au ministère de la Guerre en 1900, les Troupes de marine prennent le nom de Troupes coloniales avant de retrouver en 1958, leurs anciennes appellations d'Infanterie de Marine et d'Artillerie de Marine.
Le 22 e bataillon d'Infanterie de Marine est le descendant du 22 e régiment d'Infanterie Coloniale et du 22 e régiment d'Infanterie de Marine dont il garde le drapeau. Le drapeau comporte onze inscriptions et est décoré des croix de guerre 1914-1918 avec trois palmes, 1939-1945 avec une palme, et TOE (théâtres d'opérations extérieures) avec deux palmes.
Sur son drapeau, est inscrit en lettres d'or les batailles et faits d'armes ou le 22e régiment d'Infanterie de Marine c'est illustré.
Les marsouins du 22e Bataillon d'Infanterie de Marine portent ainsi la double fourragère aux couleurs de la Croix de Guerre 14-18 et de celle des TOE.

